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Comment protéger ses oreilles en avion : la méthode qui évite la doule

Dans cet article
  1. Pourquoi les oreilles souffrent au décollage et à l’atterrissage
  2. Les gestes qui marchent avant même d’embarquer
  3. Bâiller, avaler, mâcher : ce qui égalise vraiment la pression
  4. Enfants et bébés en avion : le réflexe à ne pas oublier
  5. Rhume ou sinusite : faut-il annuler le vol ?
  6. Le dernier conseil à garder en tête avant de monter
Comment protéger ses oreilles en avion : la méthode qui évite la doule
Photo Adrienn / Pexels

Vous sentez la pression monter dans vos oreilles dès que l’avion commence à descendre, et vous grimacez jusqu’à l’atterrissage ? Ce n’est pas dans votre tête. C’est une question de pression, de tube minuscule et de geste à faire au bon moment — pas une fatalité.

Pourquoi les oreilles souffrent au décollage et à l’atterrissage

L’oreille moyenne est une petite cavité fermée, reliée au fond de la gorge par la trompe d’Eustache. Quand l’avion change d’altitude vite, la pression de la cabine évolue plus rapidement que celle, à l’intérieur de votre oreille. Le tympan se tend, et ça fait mal.

À la descente, c’est pire qu’au décollage : la pression extérieure augmente, et l’air doit rentrer dans l’oreille moyenne pour rééquilibrer. Si la trompe d’Eustache est un peu engorgée — rhume, allergie, fatigue — l’air passe mal. D’ailleurs, avant de partir en déplacement professionnel ou en vacances, pensez aussi à ce qui vous attend à votre retour : si vous entamez des protéger ses meubles avant un chantier à la maison, mieux vaut arriver reposé, oreilles intactes, pas avec une otite barotraumatique en prime.

Les gestes qui marchent avant même d’embarquer

La préparation commence au sol. Un chewing-gum ou un bonbon dans le sac à main, glissé dans la poche avant de l’embarquement : c’est le réflexe le plus simple et le plus efficace. Mâcher stimule la déglutition, qui ouvre la trompe d’Eustache plusieurs fois par minute.

Si vous êtes enrhumé, un spray décongestionnant nasal pris 30 minutes avant le décollage réduit l’inflammation locale. Je ne le prendrais jamais systématiquement à chaque vol : c’est un geste ponctuel, pas une habitude. En usage répété, ces sprays irritent la muqueuse plus qu’ils ne la soulagent.

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Des bouchons d’oreilles spécifiques « avion », vendus en pharmacie pour une dizaine d’euros la paire, ralentissent la variation de pression perçue par le tympan. Ce n’est pas un gadget : leur filtre céramique lisse la montée en pression sur plusieurs secondes au lieu d’un choc brutal.

Bâiller, avaler, mâcher : ce qui égalise vraiment la pression

Trois gestes, et un seul suffit en général. Bâiller volontairement ouvre grand la trompe d’Eustache. Avaler sa salive, encore et encore pendant la descente, a le même effet en plus discret.

bouchons d'oreilles et chewing-gum préparés dans un sac de voyage

La manœuvre de Valsalva reste la plus radicale : pincer le nez, fermer la bouche, souffler doucement comme pour se moucher sans laisser l’air sortir. L’air remonte alors par la trompe d’Eustache et égalise la pression d’un coup. Attention : on souffle doucement, pas fort. Un coup de force peut abîmer le tympan — l’erreur classique de celui qui veut en finir vite.

Restez éveillé pendant la descente. Un passager endormi ne déglutit presque plus, et c’est précisément là que la douleur s’installe sans qu’on ait le temps de réagir.

Enfants et bébés en avion : le réflexe à ne pas oublier

Un bébé ne sait ni bâiller sur commande ni mâcher du chewing-gum. Donnez-lui le biberon, le sein ou une tétine pendant la descente : la succion déclenche la même déglutition réflexe que chez l’adulte, sans qu’il faille le lui expliquer.

Ce dossier peut aider un proche ?

Pour un enfant plus grand, une sucette ou un bonbon dur fonctionne très bien, à condition de le distribuer avant que le panneau lumineux ne s’allume pour la descente — pas au moment où il a déjà mal.

Rhume ou sinusite : faut-il annuler le vol ?

Un rhume léger n’empêche pas de voler, à condition d’appliquer les gestes ci-dessus avec un peu plus de soin. Une sinusite aiguë, en revanche, c’est différent : la trompe d’Eustache est déjà obstruée par l’inflammation, et forcer la manœuvre de Valsalva dans ce cas-là peut provoquer une otite barotraumatique, parfois avec perforation du tympan.

Si la douleur persiste plus de 48 heures après le vol, ou si vous ressentez un bourdonnement qui ne passe pas, consultez un ORL. Ce n’est pas un conseil de prudence vague : une otite barotraumatique non traitée peut laisser une baisse d’audition durable.

Comment protéger ses oreilles en avion

1. Avant l’embarquement

Chewing-gum, bouchons spéciaux avion, spray décongestionnant si rhume.

2. Pendant la descente

Bâiller, avaler, mâcher. Rester éveillé.

3. En cas de blocage

Manœuvre de Valsalva, en douceur, jamais en force.

4. Pour bébé

Biberon, sein ou tétine pendant la descente.

Le dernier conseil à garder en tête avant de monter

Si vous ne retenez qu’une chose : la douleur dans l’avion se prépare au sol, pas dans la carlingue. Le chewing-gum sorti cinq minutes trop tard ne sert à rien. Sortez-le avant que le panneau d’embarquement n’affiche votre porte.

Et si vous enchaînez vol et croisière cette année, le même principe s’applique en bateau à l’approche d’une tempête : anticiper vaut mieux que subir. Pour une escapade plus courte, direction l’Île de Ré évite d’ailleurs ce problème : on y arrive par la route, pas par les airs.

Mes oreilles me font mal après l’atterrissage, c’est normal ?

Une sensation de pression ou un bourdonnement léger pendant quelques heures, oui. Au-delà de 48 heures, consultez un ORL : il peut s’agir d’une otite barotraumatique.

Les bouchons d’oreilles classiques suffisent-ils ?

Non. Les bouchons de sommeil isolent du bruit mais ne gèrent pas la pression. Il faut des bouchons spécifiques « avion », avec filtre céramique.

Et vous, qu’en pensez-vous à propos de protéger ses oreilles en avion : la méthode qui évite la doule ?

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Léa Fabre
Écrit par

Léa Fabre

Rédaction · vérification des sources et des chiffres

Léa Fabre est secrétaire de rédaction des Cahiers du Divin : elle vérifie les chiffres et les démarches avant publication — barèmes officiels, prix constatés, textes en vigueur — et note la date de chaque mise à jour.

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