
L’apnée du sommeil est une interruption répétée de la respiration pendant le sommeil : cette page liste les signes évocateurs et décrit les étapes du diagnostic. Cette page n’établit pas de diagnostic ; en cas de symptômes, consultez un professionnel de santé ou un centre du sommeil.
Signes et symptômes observables
Les manifestations les plus souvent citées sont le ronflement fort et quotidien, les pauses respiratoires observées par un proche et les réveils brusques avec sensation d’étouffement ou de halètement. La somnolence diurne excessive et la fatigue quotidienne surviennent souvent parce que le sommeil est fragmenté. D’autres signes fréquents sont les réveils répétés durant la nuit, la nycturie et des céphalées au réveil. Des altérations de l’humeur ou de la concentration peuvent aussi être évoquées.
Qui devrait être évalué ? signaux de priorité et facteurs qui orientent le dépistage
Il convient de consulter si un proche rapporte des pauses respiratoires, si le ronflement est intense et quotidien, ou en cas de somnolence au volant. Certaines situations cliniques orientent vers une évaluation prioritaire, par exemple une hypertension difficile à contrôler ou une fibrillation auriculaire. Des outils de triage existent pour prioriser les examens, comme le STOP‑Bang et l’Epworth Sleepiness Scale : ce sont des questionnaires qui aident à repérer les personnes à risque, avec une sensibilité généralement élevée mais une spécificité plus faible.

Parcours du diagnostic : du premier contact au résultat
Étape 1 : consultation médicale initiale. Le médecin recueille l’anamnèse et réalise un examen clinique.
Étape 2 : questionnaires de dépistage. STOP‑Bang et Epworth sont utilisés pour prioriser les examens instrumentaux.
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Étape 3 : examens instrumentaux. Deux voies sont distinguées : les tests à domicile (HSAT / polygraphie respiratoire) et la polysomnographie en laboratoire (PSG). Les tests à domicile sont recommandés chez l’adulte « non compliqué » à risque élevé de SAOS modéré à sévère. La polysomnographie en laboratoire est l’examen de référence, notamment en présence de comorbidités ou quand une évaluation plus complète est nécessaire. Les paramètres mesurés comprennent le flux respiratoire, l’effort respiratoire, la saturation en oxygène, les mouvements et les enregistrements du sommeil (EEG/états de sommeil).
Étape 4 : interprétation des résultats. Le diagnostic repose sur un index d’apnées‑hypopnées (IAH ou RDI). Selon des définitions courantes citées par les sociétés savantes, un RDI ≥ 5 événements/heure associé à des symptômes typiques, ou un RDI ≥ 15 événements/heure même sans symptômes, peut conduire au diagnostic.
Étape 5 : consultation de retour et orientation. Les résultats orientent la prise en charge et le choix des options thérapeutiques (renvoi à la page pilier « Traitements de l’apnée du sommeil » pour plus de détails).
Cas particuliers : quand privilégier la polysomnographie en laboratoire
La polysomnographie en laboratoire est recommandée plutôt qu’un test à domicile dans certaines situations. Sont notamment cités : insuffisance cardiorespiratoire, suspicion d’hypoventilation, traitement chronique par opioïdes, antécédent d’accident vasculaire cérébral, suspicion de formes complexes de trouble respiratoire du sommeil, insomnie sévère et maladies neuromusculaires.
InfographieL’essentiel en chiffres
5événements/h
Seuil RDI diagnostic apnée sommeil avec symptômes typiques
15événements/h
Seuil RDI diagnostic apnée sommeil même sans symptômes
Chiffres tirés de ce dossier : leur source et leur date figurent dans le texte.
Que faire en pratique maintenant ? éléments à apporter au rendez-vous
Notez les symptômes et demandez à un proche d’observer la présence de ronflements ou de pauses respiratoires. Évaluez votre somnolence avec l’Epworth. Apportez la liste des médicaments, en signalant notamment la prise d’opioïdes, et les antécédents cardiovasculaires. Rappel : la confirmation nécessite un test instrumenté ; l’auto‑diagnostic ne remplace pas un examen médical.
FAQ synthétique
Contacter un professionnel de santé pour une évaluation. Noter les épisodes observés et signaler la somnolence diurne.
Non. Le ronflement seul n’implique pas forcément une apnée. Des évaluations complémentaires sont nécessaires si d’autres signes ou une somnolence sont présents.
Oui, les tests à domicile (HSAT / polygraphie) sont recommandés chez les adultes non compliqués suspectés de SAOS modéré à sévère. La polysomnographie reste l’examen de référence dans les cas compliqués.
Sources et orientation — où se faire évaluer (France)
Pour être évalué, le parcours passe souvent par le médecin traitant, puis par un pneumologue ou un centre du sommeil. Pour des informations sur les lieux d’évaluation, voir la page « Où se faire diagnostiquer » (page-pilier à créer). Les autorités françaises rappellent que la polysomnographie en laboratoire est l’examen de référence et précisent le rôle des orthèses d’avancée mandibulaire et de la PPC selon la sévérité mesurée par l’IAH.
Disclaimer légal
Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé ou un centre du sommeil.
InfographieÀ retenir en trois points
Signes évocateurs
Ronflement fort quotidien, pauses respiratoires observées, réveils brusques étouffement, somnolence diurne excessive.
Outils dépistage
STOP-Bang et Epworth Sleepiness Scale questionnaires priorisent examens, repèrent populations à risque.
Examens instrumentaux
Tests domicile (HSAT/polygraphie) cas non compliqués. Polysomnographie laboratoire cas complexes comorbidités.
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