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Dimanche 6 septembre 2026 Édition 07h57

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Alimentation anti-inflammatoire : ce qu’en dit la science

Inflammation chronique et alimentation : ce que l'ANSES et Santé publique France recommandent, sourcé et daté. Aucune promesse, un état des lieux.

Par La rédaction 4 min de lecture

A selection of fresh vegetables and a cookbook in a kitchen setting, promoting healthy cooking.
Alimentation anti-inflammatoire : ce qu’en dit la science

Le terme « aliment anti-inflammatoire » ne figure pas au registre des allégations de santé autorisées par le règlement (CE) n° 1924/2006 et le règlement (UE) n° 432/2012 de l’Union européenne. Un opérateur ne peut légalement affirmer qu’un aliment ou un nutriment « réduit l’inflammation chronique » que si une allégation précise, propre à ce nutriment, a été évaluée par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et inscrite à ce registre. Ce cadre est stable au moins jusqu’au 30 novembre 2026 selon les textes en vigueur sur EUR-Lex (Cellar). Ce que la science étudie sous le nom d’« inflammation de bas grade » et ce que le marketing appelle « alimentation anti-inflammatoire » sont donc deux choses distinctes, et cet article les sépare.

Ce que veut dire « inflammation chronique de bas grade »

En recherche nutritionnelle, l’inflammation chronique de bas grade désigne un état inflammatoire discret et prolongé de l’organisme, mesurable par certains marqueurs biologiques, et associé à l’étude de plusieurs maladies chroniques. Elle n’a rien à voir avec l’inflammation aiguë, celle qui suit une blessure ou une infection et qui est un mécanisme de défense normal et temporaire. Confondre les deux fait dire à tort qu’un aliment « soigne » ou « prévient » une inflammation, alors que la recherche sur l’inflammation de bas grade porte sur des associations statistiques et non sur un traitement.

Le terme « alimentation anti-inflammatoire » est-il reconnu officiellement ?

Non. Ce n’est ni une catégorie réglementaire, ni une allégation de santé autorisée en tant que telle. Le règlement (UE) n° 432/2012 fonctionne en liste fermée : une allégation de santé est interdite par défaut (art. 10 du règlement (CE) n° 1924/2006), sauf si elle figure explicitement au registre communautaire évalué par l’EFSA. « Anti-inflammatoire » appliqué de façon générique à un aliment n’y figure pas. Certaines allégations précises existent pour des nutriments spécifiques, mais leur validité doit être vérifiée nutriment par nutriment au registre au moment où on les cite : ce travail de vérification individuelle n’a pas pu être mené pour cet article et n’est donc pas restitué ici sous forme de liste, pour ne pas laisser croire à une validation qui n’a pas été contrôlée.

Le terme « alimentation anti-inflammatoire » relève donc d’un raccourci de vulgarisation, pas d’une notion validée par une autorité sanitaire en tant que catégorie.

Ce que les repères nutritionnels officiels recommandent

En France, les repères de référence relèvent du Programme national nutrition santé (PNNS), porté par Santé publique France et adossé aux avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Ces repères couvrent notamment la consommation de fruits et légumes, la nature des matières grasses, l’équilibre entre les différentes familles d’acides gras et la place des produits ultra-transformés dans l’alimentation quotidienne. Les valeurs précises (quantités, ratios, seuils) évoluent avec les avis de l’ANSES et sont publiées et mises à jour sur anses.fr et mangerbouger.fr : elles ne sont pas reprises ici sous forme de chiffres, faute d’une vérification de la version en vigueur au moment de la publication de cet article. Le lecteur qui cherche un chiffre précis doit consulter la version actuelle de ces deux sources plutôt qu’un chiffre daté ailleurs.

Ce que les autorités valident, ce qu’elles ne valident pas

Affirmation courante Statut au regard du registre UE 432/2012 / des textes en vigueur Ce qu’on peut écrire à la place
« Cet aliment est anti-inflammatoire » Non retenu — aucune allégation générique « anti-inflammatoire » n’est inscrite au registre Citer l’allégation précise autorisée pour ce nutriment si elle existe, après vérification au registre au moment de la publication ; sinon, ne pas l’écrire
« Réduit l’inflammation chronique » Dépend du nutriment concerné — à vérifier un par un au registre UE 432/2012 Formuler avec la source et la date précises de l’avis EFSA ou ANSES concerné, sans généraliser
« Guérit ou prévient les maladies inflammatoires » Interdit en toutes circonstances (art. 7 du règlement (UE) n° 1169/2011, art. 14 du règlement (CE) n° 1924/2006) Ne jamais l’écrire pour un aliment ou un nutriment

Quand consulter un professionnel

Face à des douleurs chroniques, des symptômes persistants ou une maladie inflammatoire déjà diagnostiquée, la décision d’ajuster son alimentation ne se prend pas seul à partir d’un article. Elle se construit avec un médecin traitant ou un diététicien, seuls en mesure d’évaluer une situation individuelle. Ce constat rejoint l’alimentation et le cholestérol, où la même prudence s’applique : un repère nutritionnel général ne remplace jamais un avis médical personnalisé.

L’assiette n’est qu’un facteur parmi d’autres : le stress prolongé au travail pèse lui aussi sur l’état général, et se traite sur un autre terrain.

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Mis à jour le 1 septembre 2026

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